Dans le cadre du Challenge Read in english, j'ai lu The secret Life of Bees de Sue Monk Kidd.
Quatrième de couverture : Set in South Carolina in 1964, The Secret Life of Bees tells the story of Lily Owens, whose life has been shaped around the blurred memory of the afternoon her mother was killed. When Lily's fierce-hearted black "stand-in mother", Rosaleen, insults three of the deepest racists in town, Lily decides to spring them both free. They escape to Tiburon, South Carolina - a town that holds the secret to her mother's past. Taken in by an eccentric trio of black beekeeping sisters, Lily is introduced to their mesmerizing world of bees and honey, and the Black Madonna. This is a remarkable novel about divine female power, a story that woman will share and pass on their daughters for years to come.
I read a lot of reviews about this book on the internet, so when i saw it, the english version of it, in the library of my town, I immediately borrowed it.
I liked the story a lot, and the fact that it was in english. I always thought books ought to be better in the language they were originally written in. Plus, I hadn't read an english book in quiet a while, and I started to miss it.
It took me quiet a long time to read this short book, approximatively 2 weeks, but I didn't spend much time reading it since I had a lot of work. But it also might be due to the fact that the story is kind of slow sometimes, not much happens.
The narrator is Lily, a young girl (I think around 14 years old, may be a bit more or less) whose mother died when she was still a young child, and grew up with a father that didn't show a lot of signs of love. The day her "stand-in mother/domestic" gets arrested, she busts her out of jail and they leave their town to find a home somewhere unexpected.
The 3 sisters they find in Tiburon are very different from one another, but sweet in their own way. We watch Lily grow and learn things that are difficult to accept, and try to deal with them. There are sometimes hard moments, but all in all, it's a good book that can make you smile, because of Lily's ways.
I had a good time reading it, but I don't think I would recommend it to someone, because nothing makes it really special to me. Even though I enjoyed reading it.
Et voilà, ma première chronique en anglais :) J'ai trouvé que pour un livre lu en cette langue, cela s'imposait ! Mais je ne sais pas encore si je renouvellerais l'expérience pour chaque livre que je lirais en anglais !
dimanche 27 octobre 2013
jeudi 10 octobre 2013
Lointain souvenir de la peau, de Russell Banks
Pour changer, je n'ai lu "Lointain souvenir de la peau" de Russell Banks dans le cadre d'aucun challenge particulier, juste pour le plaisir de pouvoir enfin le découvrir!
Quatrième de couverture : A l'instar de ses pareils, hommes de tous âges et de toutes conditions que leur addiction au sexe a conduits devant les tribunaux puis relégués loin des "zones sensibles", le Kid, vingt et un ans, bracelet électronique à la cheville, a pour quartier général le viaduc Claybourne qui relie le centre-ville de Calusa, Floride, à son luxueux front de mer. Depuis toujours livré à lui-même, n'ayant pour ami qu'un iguane offert par une mère passablement nymphomane, le Kid s'est enivré de sexe virtuel jusqu'au jour où sa naïveté l'a jeté dans un des pièges où la police épingle les putatifs délinquants sexuels.
Stigmatisé par une société devenue, jusqu'à l'hystérie, adepte du "surveiller et punir", ce jeune homme en rupture suscite l'intérêt d'un certain "Professeur", universitaire à la curiosité dévorante, sociologue atypique qui, dans le cadre de ses travaux sur les sans-abri en tous genres, approche le Kid pour s'instruire de son cas et, peu à peu, semble le prendre sous son aile. Mais il apparaît bientôt que le génial Professeur pourrait être un fabuleux menteur, et un expert en identités multiples.
Par cette fiction magistrale, Russell Banks met en scène l'enfer de la "déviance" et le supplice de l'exclusion. Il exhausse à la dimension d'un récit aussi mythique que compassionnel l'aveuglement de nos sociétés saturées d'images et qui semblent avoir fait le choix – comme pour mieux s'oublier - de faire disparaître, jusqu'à la pathologie, leur corps collectif dans le rayonnement des écrans de la nuit sexuelle.
Depuis sa sortie, l'année dernière, se livre me fait de l'oeil et puis mon budget d'étudiante me soufflait d'attendre sa sortie en format poche… Finalement c'est en grand format que j'ai emprunté ce livre à la bibliothèque de ma ville !
De Russell Banks j'avais déjà lu "Sous le règne de Bone", qui présente quelques similitudes avec ce livre (personnage principal étant un jeune homme devant se débrouiller seul) Mis à part cela, je trouve que ce roman ne ressemble a aucun autre et je n'ai mis que peu de temps à le lire : 3 jours alors que je travaillais ! J'ai même veillé jusqu'à 3h du matin afin de le terminer :) Et je dois dire que cela ne m'étais pas arrivé depuis bien longtemps.
J'ai fini ce livre il y a de cela deux semaines, et mes souvenirs auraient pu être un peu plus frais si j'avais fais cette critique plus tôt… Mais je vais me contenter de dire qu'on alterne entre deux point de vue : celui du Kid et celui du Professeur. Et que tout m'as vraiment plu dans ce livre : le style, l'histoire, le développement des personnages…
A mon sens, le meilleur des livres que j'ai chroniqué sur ce blog jusqu'à maintenant !
Quatrième de couverture : A l'instar de ses pareils, hommes de tous âges et de toutes conditions que leur addiction au sexe a conduits devant les tribunaux puis relégués loin des "zones sensibles", le Kid, vingt et un ans, bracelet électronique à la cheville, a pour quartier général le viaduc Claybourne qui relie le centre-ville de Calusa, Floride, à son luxueux front de mer. Depuis toujours livré à lui-même, n'ayant pour ami qu'un iguane offert par une mère passablement nymphomane, le Kid s'est enivré de sexe virtuel jusqu'au jour où sa naïveté l'a jeté dans un des pièges où la police épingle les putatifs délinquants sexuels.
Stigmatisé par une société devenue, jusqu'à l'hystérie, adepte du "surveiller et punir", ce jeune homme en rupture suscite l'intérêt d'un certain "Professeur", universitaire à la curiosité dévorante, sociologue atypique qui, dans le cadre de ses travaux sur les sans-abri en tous genres, approche le Kid pour s'instruire de son cas et, peu à peu, semble le prendre sous son aile. Mais il apparaît bientôt que le génial Professeur pourrait être un fabuleux menteur, et un expert en identités multiples.
Par cette fiction magistrale, Russell Banks met en scène l'enfer de la "déviance" et le supplice de l'exclusion. Il exhausse à la dimension d'un récit aussi mythique que compassionnel l'aveuglement de nos sociétés saturées d'images et qui semblent avoir fait le choix – comme pour mieux s'oublier - de faire disparaître, jusqu'à la pathologie, leur corps collectif dans le rayonnement des écrans de la nuit sexuelle.
Depuis sa sortie, l'année dernière, se livre me fait de l'oeil et puis mon budget d'étudiante me soufflait d'attendre sa sortie en format poche… Finalement c'est en grand format que j'ai emprunté ce livre à la bibliothèque de ma ville !
De Russell Banks j'avais déjà lu "Sous le règne de Bone", qui présente quelques similitudes avec ce livre (personnage principal étant un jeune homme devant se débrouiller seul) Mis à part cela, je trouve que ce roman ne ressemble a aucun autre et je n'ai mis que peu de temps à le lire : 3 jours alors que je travaillais ! J'ai même veillé jusqu'à 3h du matin afin de le terminer :) Et je dois dire que cela ne m'étais pas arrivé depuis bien longtemps.
J'ai fini ce livre il y a de cela deux semaines, et mes souvenirs auraient pu être un peu plus frais si j'avais fais cette critique plus tôt… Mais je vais me contenter de dire qu'on alterne entre deux point de vue : celui du Kid et celui du Professeur. Et que tout m'as vraiment plu dans ce livre : le style, l'histoire, le développement des personnages…
A mon sens, le meilleur des livres que j'ai chroniqué sur ce blog jusqu'à maintenant !
Zarbie les Yeux Verts, de Joyce Carol Oates
Dans le cadre d'une LC du mois américain, et du challenge Joyce Carol Oates, j'ai lu "Zarbie les Yeux Verts"
Quatrième de couverture : Francesca est appelée Franky par ses amies mais se surnomme Zarbie les Yeux Verts, lorsque l'adolescente rebelle l'emporte sur la jeune fille sage. Elle habite à Seattle avec sa soeur Samantha et leur demi frère Todd. Elle a tout pour être heureuse : une somptueuse maison, un père riche et surtout célèbre, Reid Pierson, à qui elle voue une véritable vénération.
Mais les apparences sont parfois trompeuses. Franky sent bien que quelque chose ne va pas. De là à imaginer le drame qui se prépare sous son toit… Il faudra beaucoup de courage à Franky pour laisser Zarbie lui ouvrir les yeux sur la vérité.
Commençons par une petite précision : après avoir lu Bellefleur, de J. C. Oates, j'ai eu très envie de découvrir ses autres romans.. qui sont vraiment très nombreux. Et à priori très différents les uns des autres ! En tout cas Zarbie les Yeux Verts ne ressemble aucunement à Bellefleur, ni au Gout de l'Amérique que j'avais lu il y'as deux ou trois ans.
Déjà, ce roman est très court, moins de 300 pages en format poche. Et l'ambiance est tout a fait différente de celle de Bellefleur : l'histoire se déroule de nos jours, à Seattle. La narratrice est Franky, personnage principal, qui échappe à un viol lors d'une soirée grâce a une poussé d'adrénaline qui donne naissance à son alter ego : Zarbie les Yeux Verts.
Zarbie est une sorte d'amie imaginaire qui s'exprime de temps en temps en italique, et dans laquelle Franky puise sa force pour affronter ce que la vie lui réserve, à elle et sa famille…
Ce roman se lit très facilement et très rapidement. Rien de particulièrement épatant au niveau du style, aucun passage du livre ne sort du lot de part des mots spécialement bien choisis, mais il n'y a pas de temps mort et je n'ai personnellement pas vu passer mon temps (relativement court je dois dire) de lecture !
En somme c'est un roman à lire pour se changer les idées et quand on a pas beaucoup de temps à consacrer à la lecture. Si vous cherchez un roman particulièrement bon ou très happant, choisissez en un autre ;)
Quatrième de couverture : Francesca est appelée Franky par ses amies mais se surnomme Zarbie les Yeux Verts, lorsque l'adolescente rebelle l'emporte sur la jeune fille sage. Elle habite à Seattle avec sa soeur Samantha et leur demi frère Todd. Elle a tout pour être heureuse : une somptueuse maison, un père riche et surtout célèbre, Reid Pierson, à qui elle voue une véritable vénération.
Mais les apparences sont parfois trompeuses. Franky sent bien que quelque chose ne va pas. De là à imaginer le drame qui se prépare sous son toit… Il faudra beaucoup de courage à Franky pour laisser Zarbie lui ouvrir les yeux sur la vérité.
Commençons par une petite précision : après avoir lu Bellefleur, de J. C. Oates, j'ai eu très envie de découvrir ses autres romans.. qui sont vraiment très nombreux. Et à priori très différents les uns des autres ! En tout cas Zarbie les Yeux Verts ne ressemble aucunement à Bellefleur, ni au Gout de l'Amérique que j'avais lu il y'as deux ou trois ans.
Déjà, ce roman est très court, moins de 300 pages en format poche. Et l'ambiance est tout a fait différente de celle de Bellefleur : l'histoire se déroule de nos jours, à Seattle. La narratrice est Franky, personnage principal, qui échappe à un viol lors d'une soirée grâce a une poussé d'adrénaline qui donne naissance à son alter ego : Zarbie les Yeux Verts.
Zarbie est une sorte d'amie imaginaire qui s'exprime de temps en temps en italique, et dans laquelle Franky puise sa force pour affronter ce que la vie lui réserve, à elle et sa famille…
Ce roman se lit très facilement et très rapidement. Rien de particulièrement épatant au niveau du style, aucun passage du livre ne sort du lot de part des mots spécialement bien choisis, mais il n'y a pas de temps mort et je n'ai personnellement pas vu passer mon temps (relativement court je dois dire) de lecture !
En somme c'est un roman à lire pour se changer les idées et quand on a pas beaucoup de temps à consacrer à la lecture. Si vous cherchez un roman particulièrement bon ou très happant, choisissez en un autre ;)
mardi 1 octobre 2013
L'attrape Coeur, de J. D. Salinger
C'est dans le cadre du Challenge Le mois américain que je me suis enfin décidée à lire L'Attrape Coeur de J. D. Salinger.
C'est un roman dont j'avais souvent entendu parler, ou plutôt dont je connaissais le nom et le fait qu'il avait fait polémique au moment de sa parution. Je n'ai jamais eu l'avis de quiconque, et j'étais donc intrigué par l'Attrape-Coeur tout en ayant aucune idée de ce qu'il pouvait bien renfermer. Le Challenge tombait donc à pic ;)
Quatrième de couverture : Si vous voulez vraiment que je vous dise, alors surement la première chose que vous allez demander c'est ou je suis né, et a quoi ça a ressemblé, ma saloperie d'enfance, et ce que faisaient mes parents avant de m'avoir, et toutes ces conneries à la David Copperfield, mais j'ai pas envie de raconter ça et tout. Primo, ce genre de trucs ça me rase et secundo mes parents ile auraient chacun une attaque, ou même deux chacun, si je me mettais à baratiner sur leur compte quelque chose d'un peu personnel. Pour ça ils sont susceptibles, spécialement mon père. Autrement ils seraient plutôt sympa et tout - d'accord - mais ils sont aussi fichûment susceptibles. Et puis je ne vais pas vous défiler ma complète autobiographie. Je veux juste vous raconter ce truc dingue qui m'est arrivé l'année dernière vers la Noel avant que je sois pas mal esquinté et obligé de revenir ici pour me retaper.
C'est ainsi que débute le roman, qui est a mon sens l'initiation d'Holden Caulfield (le narrateur), 16 ans, à la vie d'adulte. En effet, c'est suite à un énième renvoi d'un établissement scolaire, quelques jours avant les vacances de Noël, qu'Holden décide de vivre sur ses économies afin de ne rejoindre ses parents qu'au jour prévu du début des vacances de Noël.
Il a donc quelques jours devant lui avant de devoir rentrer chez ses parents pour les vacances, comme si il revenait de son internat. Il mettras ces journées à profit pour découvrir ce que c'est que de louer une chambre d'hôtel, sortir le soir, donner un rendez vous a une fille, tuer le temps, payer des tournées, avoir le mal de chez soi etc.
A cela se mêle également des expériences un peu particulières, mais également des coups durs dans le passé du narrateur, mais je n'en dévoilerais pas plus…
Voici quelques passages qui m'ont spécialement plu :
Ca sentait comme si il pleuvait dehors, même si en vrai il pleuvait pas, et qu'on aurait été dans le seul endroit au monde qui soit plaisant, sec, confortable.
Je me représente tous ces petits mômes qui jouent à je ne sais quoi dans le grand champ de seigle et tout. Des milliers de petits mômes et personne avec eux, je veux dire pas de grandes personnes - rien que moi. Et moi je suis planté au bord d'une saleté de falaise. Ce que j'ai à faire c'est attraper les mômes s'ils s'approchent trop près du bord. Je veux dire, s'ils courent sans regarder où ils vont, moi je rapplique et je les attrape. C'est ce que je ferais toute la journée. Je serais l'attrape-cœurs et tout.Je me représente tous ces petits mômes qui jouent à je ne sais quoi dans le grand champ de seigle et tout. Des milliers de petits mômes et personne avec eux, je veux dire pas de grandes personnes - rien que moi. Et moi je suis planté au bord d'une saleté de falaise. Ce que j'ai à faire c'est attraper les mômes s'ils s'approchent trop près du bord. Je veux dire, s'ils courent sans regarder où ils vont, moi je rapplique et je les attrape. C'est ce que je ferais toute la journée. Je serais l'attrape-cœurs et tout.
Encore une chose que les études universitaires t'apporteront. Si tu les poursuis assez longtemps, ça commenceras à te donner une idée de la forme de ton esprit. Ce qui lui convient et -peut être- ce qui ne lui convient pas. Au bout d'un moment tu auras une idée du genre de pensées le plus accordé à ta forme d'esprit. Ca t'évitera de perdre un temps fou a essayer des façons de penser qui ne te vont pas, qui ne sont pas pour toi. Tu commenceras à bien connaitre tes vraies mesures et à diriger ton esprit en conséquence.
Mon avis : j'ai beaucoup aimé ce livre, que j'ai lu un peu plus d'une journée, mais quasiment sans interruption !
C'est un roman dont j'avais souvent entendu parler, ou plutôt dont je connaissais le nom et le fait qu'il avait fait polémique au moment de sa parution. Je n'ai jamais eu l'avis de quiconque, et j'étais donc intrigué par l'Attrape-Coeur tout en ayant aucune idée de ce qu'il pouvait bien renfermer. Le Challenge tombait donc à pic ;)
Quatrième de couverture : Si vous voulez vraiment que je vous dise, alors surement la première chose que vous allez demander c'est ou je suis né, et a quoi ça a ressemblé, ma saloperie d'enfance, et ce que faisaient mes parents avant de m'avoir, et toutes ces conneries à la David Copperfield, mais j'ai pas envie de raconter ça et tout. Primo, ce genre de trucs ça me rase et secundo mes parents ile auraient chacun une attaque, ou même deux chacun, si je me mettais à baratiner sur leur compte quelque chose d'un peu personnel. Pour ça ils sont susceptibles, spécialement mon père. Autrement ils seraient plutôt sympa et tout - d'accord - mais ils sont aussi fichûment susceptibles. Et puis je ne vais pas vous défiler ma complète autobiographie. Je veux juste vous raconter ce truc dingue qui m'est arrivé l'année dernière vers la Noel avant que je sois pas mal esquinté et obligé de revenir ici pour me retaper.
C'est ainsi que débute le roman, qui est a mon sens l'initiation d'Holden Caulfield (le narrateur), 16 ans, à la vie d'adulte. En effet, c'est suite à un énième renvoi d'un établissement scolaire, quelques jours avant les vacances de Noël, qu'Holden décide de vivre sur ses économies afin de ne rejoindre ses parents qu'au jour prévu du début des vacances de Noël.
Il a donc quelques jours devant lui avant de devoir rentrer chez ses parents pour les vacances, comme si il revenait de son internat. Il mettras ces journées à profit pour découvrir ce que c'est que de louer une chambre d'hôtel, sortir le soir, donner un rendez vous a une fille, tuer le temps, payer des tournées, avoir le mal de chez soi etc.
A cela se mêle également des expériences un peu particulières, mais également des coups durs dans le passé du narrateur, mais je n'en dévoilerais pas plus…
Voici quelques passages qui m'ont spécialement plu :
Ca sentait comme si il pleuvait dehors, même si en vrai il pleuvait pas, et qu'on aurait été dans le seul endroit au monde qui soit plaisant, sec, confortable.
Je me représente tous ces petits mômes qui jouent à je ne sais quoi dans le grand champ de seigle et tout. Des milliers de petits mômes et personne avec eux, je veux dire pas de grandes personnes - rien que moi. Et moi je suis planté au bord d'une saleté de falaise. Ce que j'ai à faire c'est attraper les mômes s'ils s'approchent trop près du bord. Je veux dire, s'ils courent sans regarder où ils vont, moi je rapplique et je les attrape. C'est ce que je ferais toute la journée. Je serais l'attrape-cœurs et tout.Je me représente tous ces petits mômes qui jouent à je ne sais quoi dans le grand champ de seigle et tout. Des milliers de petits mômes et personne avec eux, je veux dire pas de grandes personnes - rien que moi. Et moi je suis planté au bord d'une saleté de falaise. Ce que j'ai à faire c'est attraper les mômes s'ils s'approchent trop près du bord. Je veux dire, s'ils courent sans regarder où ils vont, moi je rapplique et je les attrape. C'est ce que je ferais toute la journée. Je serais l'attrape-cœurs et tout.
Encore une chose que les études universitaires t'apporteront. Si tu les poursuis assez longtemps, ça commenceras à te donner une idée de la forme de ton esprit. Ce qui lui convient et -peut être- ce qui ne lui convient pas. Au bout d'un moment tu auras une idée du genre de pensées le plus accordé à ta forme d'esprit. Ca t'évitera de perdre un temps fou a essayer des façons de penser qui ne te vont pas, qui ne sont pas pour toi. Tu commenceras à bien connaitre tes vraies mesures et à diriger ton esprit en conséquence.
Mon avis : j'ai beaucoup aimé ce livre, que j'ai lu un peu plus d'une journée, mais quasiment sans interruption !
lundi 30 septembre 2013
Le Mystérieux Mr Kidder, de Joyce Carol Oates
Dans le cadre du challenge Joyce Carol Oates, j'ai lu "Le Mystérieux Mr Kidder"
Quatrième de couverture : Lolita postmoderne, Katya Spivak oscille entre la naïveté de ses seize ans et le cynisme d'une gamine élevée à la dure. Et, quand le vieux et très distingué Mr Kidder l'aborde courtoisement alors qu'elle a le nez collé contre une vitrine de dessous affriolants, elle réagit avec la méfiance polie qui convient. Pourtant, peu à peu, au fil des jours et de leurs rencontres, la jeune fille en mal d'affection se laisse vaguement séduire par le charme et la générosité désintéressée que déploie à son égard le vieil homme. Mais, derrière sa richesse, ses manières impeccables, ses talents artistiques, sa grande maison vide, ses tableaux bizarres, sa gouvernante et son chauffeur discrets, qui est le mystérieux Mr Kidder? Et que veut il vraiment de Katya?
Le Mystérieux Mr Kidder est à ma connaissance le plus récent roman de Joyce Carol Oates, et ayant failli l'acheter à plusieurs reprises, j'ai naturellement cédé à la tentation en le trouvant à la bibliothèque municipale.
Je dois dire que je l'ai lu très rapidement, même si le début est un peu lent, l'histoire mets du temps à se mettre en place. Mais une fois la machine lancée, j'ai dévoré les derniers chapitres en me demandant comment ce livre allait se terminer !
Pour ceux qui, comme moi, ont lu Lolita de Nabokov, les situations de départ sont assez similaires : l'attrait d'un homme âgé envers une fille à peine pubère. Cependant, la façon d'écrire est bien différente de celle de Nabokov, qui pour moi est infiniment belle et dans laquelle chaque phrase à lire est un plaisir.
Une autre différence majeure réside dans le point de vue. En effet, si dans Lolita l'histoire est contée par l'homme âgé, ici c'est Katya qui est la narratrice.
Je trouve cela intéressant de voir comment elle passe de la méfiance, voire la colère, à de la sympathie envers Mr Kidder, sans en dévoiler trop de l'histoire bien sur.
Somme toute, Le Mystérieux Mr Kidder est un roman qui m'as plu et que j'ai lu assez rapidement.
Quatrième de couverture : Lolita postmoderne, Katya Spivak oscille entre la naïveté de ses seize ans et le cynisme d'une gamine élevée à la dure. Et, quand le vieux et très distingué Mr Kidder l'aborde courtoisement alors qu'elle a le nez collé contre une vitrine de dessous affriolants, elle réagit avec la méfiance polie qui convient. Pourtant, peu à peu, au fil des jours et de leurs rencontres, la jeune fille en mal d'affection se laisse vaguement séduire par le charme et la générosité désintéressée que déploie à son égard le vieil homme. Mais, derrière sa richesse, ses manières impeccables, ses talents artistiques, sa grande maison vide, ses tableaux bizarres, sa gouvernante et son chauffeur discrets, qui est le mystérieux Mr Kidder? Et que veut il vraiment de Katya?
Le Mystérieux Mr Kidder est à ma connaissance le plus récent roman de Joyce Carol Oates, et ayant failli l'acheter à plusieurs reprises, j'ai naturellement cédé à la tentation en le trouvant à la bibliothèque municipale.
Je dois dire que je l'ai lu très rapidement, même si le début est un peu lent, l'histoire mets du temps à se mettre en place. Mais une fois la machine lancée, j'ai dévoré les derniers chapitres en me demandant comment ce livre allait se terminer !
Pour ceux qui, comme moi, ont lu Lolita de Nabokov, les situations de départ sont assez similaires : l'attrait d'un homme âgé envers une fille à peine pubère. Cependant, la façon d'écrire est bien différente de celle de Nabokov, qui pour moi est infiniment belle et dans laquelle chaque phrase à lire est un plaisir.
Une autre différence majeure réside dans le point de vue. En effet, si dans Lolita l'histoire est contée par l'homme âgé, ici c'est Katya qui est la narratrice.
Je trouve cela intéressant de voir comment elle passe de la méfiance, voire la colère, à de la sympathie envers Mr Kidder, sans en dévoiler trop de l'histoire bien sur.
Somme toute, Le Mystérieux Mr Kidder est un roman qui m'as plu et que j'ai lu assez rapidement.
mercredi 18 septembre 2013
Le jardin des secrets, de Kate Morton
Dans le cadre du Baby Challenge de Livr'Addict, j'ai choisi d'emprunter ce livre à la bibliothèque, et je dois dire que je ne regrette pas.
Quatrième de couverture : Un labyrinthe qui cache un secret, une conteuse victorienne dont l'oeuvre a disparu, trois générations de femmes unies par une même histoire... En 1913, sur le port de Brisbane, en Australie, une petite fille de quatre ans est retrouvée abandonnée sur un bateau arrivant d'Angleterre, avec pour tout bagage une valise contenant quelques vêtements et un superbe livre de contes de fées. Recueillie par un couple, elle n'apprend son adoption que le jour de son vingt et unième anniversaire. Des années plus tard, Nell décide de partir à la recherche de son passé, en Cornouailles, au domaine de Blackhurst. A sa mort, sa petite-fille Cassandra poursuit cette quête et se rend à son tour en Angleterre afin de percer les secrets du domaine...
Ce livre est assez imposant, un petit plus de 500 pages au total, et si il commence tout en lenteur, le rythme s'accélère quand le nombre de pages lues augmente. Ainsi, il ne m'as pas fallu trop longtemps pour le lire, moins d'une semaine ce qui est respectable sachant que je n'ai eu qu'un jour de repos en 7 jours.
Effectivement, le récit débute lentement, mais probablement pour nous laisser le temps de nous familiariser avec les différentes époques, personnages et leurs liens entres eux. Il est vrai que jongler entres 3 époques différentes n'est pas simple, aussi je me suis fait un petit post it avec les différents personnages et époques pour m'y retrouver (qui a d'ailleurs rapidement été superflu car on s'habitue aux époques et aux différentes trames du récit)
Nous avons donc affaire a un secret de famille, que Cassandra essaye de percer à la mort de sa grand mère, Nell, en 2005. Ce même secret avait menée en 1975 a une enquête de la part de Nell, puisqu'il concerne les origines de cette dernière, qui lui étaient inconnues.
Nous sommes donc entrainé en parallèle dans deux enquêtes qui se recoupent, celle de Nell en 1975 et celle de Cassandra 30 ans plus tard. De plus, on passe de l'Australie (ou sont domiciliées Nell et Cassandra) à l'Angleterre, terre natale de Nell.
Si ce roman est lent a démarrer, il est également très prenant et une fois qu'on s'est installé dans l'histoire, on ne peut s'empêcher de vouloir la poursuivre afin d'en savoir le fin mot ! Pour conclure je dois dire que ce roman m'as beaucoup plu et qu'il mérite d'être lu.
Quatrième de couverture : Un labyrinthe qui cache un secret, une conteuse victorienne dont l'oeuvre a disparu, trois générations de femmes unies par une même histoire... En 1913, sur le port de Brisbane, en Australie, une petite fille de quatre ans est retrouvée abandonnée sur un bateau arrivant d'Angleterre, avec pour tout bagage une valise contenant quelques vêtements et un superbe livre de contes de fées. Recueillie par un couple, elle n'apprend son adoption que le jour de son vingt et unième anniversaire. Des années plus tard, Nell décide de partir à la recherche de son passé, en Cornouailles, au domaine de Blackhurst. A sa mort, sa petite-fille Cassandra poursuit cette quête et se rend à son tour en Angleterre afin de percer les secrets du domaine...
Ce livre est assez imposant, un petit plus de 500 pages au total, et si il commence tout en lenteur, le rythme s'accélère quand le nombre de pages lues augmente. Ainsi, il ne m'as pas fallu trop longtemps pour le lire, moins d'une semaine ce qui est respectable sachant que je n'ai eu qu'un jour de repos en 7 jours.
Effectivement, le récit débute lentement, mais probablement pour nous laisser le temps de nous familiariser avec les différentes époques, personnages et leurs liens entres eux. Il est vrai que jongler entres 3 époques différentes n'est pas simple, aussi je me suis fait un petit post it avec les différents personnages et époques pour m'y retrouver (qui a d'ailleurs rapidement été superflu car on s'habitue aux époques et aux différentes trames du récit)
Nous avons donc affaire a un secret de famille, que Cassandra essaye de percer à la mort de sa grand mère, Nell, en 2005. Ce même secret avait menée en 1975 a une enquête de la part de Nell, puisqu'il concerne les origines de cette dernière, qui lui étaient inconnues.
Nous sommes donc entrainé en parallèle dans deux enquêtes qui se recoupent, celle de Nell en 1975 et celle de Cassandra 30 ans plus tard. De plus, on passe de l'Australie (ou sont domiciliées Nell et Cassandra) à l'Angleterre, terre natale de Nell.
Si ce roman est lent a démarrer, il est également très prenant et une fois qu'on s'est installé dans l'histoire, on ne peut s'empêcher de vouloir la poursuivre afin d'en savoir le fin mot ! Pour conclure je dois dire que ce roman m'as beaucoup plu et qu'il mérite d'être lu.
samedi 7 septembre 2013
Les quatre filles du Dr March, de Louisa May Alcott
Dans le cadre du Baby Challenge de Livr'Addict, j'ai lu "Les quatre filles du Dr March" de Louisa May Alcott.
Ce roman est considéré comme un classique, et il est vrai que j'en avais souvent entendu parler, et même souvent hésité à l'emprunter à la bibliothèque étant plus jeune. En voyant le titre dans la liste du Baby Challenge, j'ai profité de l'occasion pour le dévorer en l'espace d'une journée.
Quatrième de couverture : Une année, avec ses joies et ses peines, de la vie de Meg, Jo, Beth et Amy March, quatre sœurs âgées de onze à seize ans. Leur père absent - la guerre de Sécession fait rage et il est aumônier dans l'armée nordiste -, elles aident leur mère à assumer les tâches quotidiennes. Ce qu'elles font avec leur caractère bien différent : Meg, la romantique, qui va éprouver les émois d'un premier amour ; Jo, qui ne se départit jamais d'un humour à toute épreuve ; la généreuse Beth ; la blonde Amy, enfin, qui se laisse aller parfois à une certaine vanité...
Ainsi, nous partageons le quotidien de 4 sœurs qui ont chacune leur qualité dominante, ainsi que leur défaut. Nous pouvons les définir ainsi :
Leur père étant parti servir au front, c'est leur mère qui se charge de tout, et en particulier de les éduquer pour gommer au mieux leurs défauts et faire d'elles toutes des petites filles modèles. La conséquence en est que ce roman est pour moi un roman de morale.
Effectivement, chaque chapitre semble se concentrer sur l'une des quatre filles, et un événement lui arrivant et lui faisant tirer une leçon quant à son comportement, et lui donne ainsi envie de s'améliorer. Le principe est une idée correcte, mais la lecture en pâti : je me suis ennuyée.
J'ai trouvé cela mièvre. Certes, ces petites filles sont touchantes, mais leur remise en question constante, si elle peut plaire au début, devient vite très lourde et lassante.
Pour conclure ce n'est pas un roman que je conseillerais à quiconque, car je n'ai pas pris beaucoup de plaisir à le lire.
Ce roman est considéré comme un classique, et il est vrai que j'en avais souvent entendu parler, et même souvent hésité à l'emprunter à la bibliothèque étant plus jeune. En voyant le titre dans la liste du Baby Challenge, j'ai profité de l'occasion pour le dévorer en l'espace d'une journée.
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| Merci Mac pour l'effet miroir... |
Quatrième de couverture : Une année, avec ses joies et ses peines, de la vie de Meg, Jo, Beth et Amy March, quatre sœurs âgées de onze à seize ans. Leur père absent - la guerre de Sécession fait rage et il est aumônier dans l'armée nordiste -, elles aident leur mère à assumer les tâches quotidiennes. Ce qu'elles font avec leur caractère bien différent : Meg, la romantique, qui va éprouver les émois d'un premier amour ; Jo, qui ne se départit jamais d'un humour à toute épreuve ; la généreuse Beth ; la blonde Amy, enfin, qui se laisse aller parfois à une certaine vanité...
Ainsi, nous partageons le quotidien de 4 sœurs qui ont chacune leur qualité dominante, ainsi que leur défaut. Nous pouvons les définir ainsi :
- Meg, romantique mais ayant le gout du luxe
- Jo, bonne humeur mais colérique
- Beth, seule exception à la règle car elle fait preuve d'une grande bonté et de timidité (qu'on ne peut pas exactement qualifier de défaut en soi)
- Amy, artiste mais vaniteuse
Leur père étant parti servir au front, c'est leur mère qui se charge de tout, et en particulier de les éduquer pour gommer au mieux leurs défauts et faire d'elles toutes des petites filles modèles. La conséquence en est que ce roman est pour moi un roman de morale.
Effectivement, chaque chapitre semble se concentrer sur l'une des quatre filles, et un événement lui arrivant et lui faisant tirer une leçon quant à son comportement, et lui donne ainsi envie de s'améliorer. Le principe est une idée correcte, mais la lecture en pâti : je me suis ennuyée.
J'ai trouvé cela mièvre. Certes, ces petites filles sont touchantes, mais leur remise en question constante, si elle peut plaire au début, devient vite très lourde et lassante.
Pour conclure ce n'est pas un roman que je conseillerais à quiconque, car je n'ai pas pris beaucoup de plaisir à le lire.
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