Dans le cadre du baby challenge Livr'Addict, j'ai lu "Beignets de tomates vertes", de Fannie Flagg. Et dans le cadre du challenge Read in English!, j'ai décidé de le lire en anglais !
Quatrième de couverture : As eighty-year old Mrs Cléo Threadgoode tells Evelyn Couch about her life, she escapes the Rose Terrace Nursing Home and returns in her mind to Whistle Stop, Alabama in the thirties where the Whistle Stop Cafe provides good barbecue, good coffee, love and even an occasional murder.
Pour commencer, le fait de lire en anglais m'avait manqué et je dois dire que j'adore ça. Je trouve que peu importe le sujet (ou quasiment), en anglais tout devient intéressant à mes yeux !
L'histoire de ce livre se passe en deux temps qui s'entremêlent : en 1940 (à peu près) et fin des années 1980. La façon de passer d'une époque a une autre est bien amenée et le récit n'est pas confus, ce qui est parfois quelque chose que je reproche à ce genre de livre.
C'est donc Mrs Threadgoode, en 1980, qui raconte à son amie Evelyn des histoires de sa vie passée au sein de Whistle Stop, et plus particulièrement au café de Whistle Stop. Ces souvenirs sont entrecoupés de moments de 1940, racontés au présent et qui permettent au lecteur de s'attacher aux personnages de l'époque : Idgie, Ruth, Big Georges, Stump, Artis etc.
On s'attache aussi a Mrs Threadgoode, qui incarne une joie de vivre a toute épreuve, et a Evelyn qui est touchante dans sa lutte pour trouver sa place au sein de la société et.. pour perdre du poids, sortir de son mal être. Ainsi, il y a de tout dans ce roman : des anecdotes, des passages drôles, d'autres un peu moins, et un meurtre qui attise notre curiosité..
De plus, la façon de jongler entre deux temps permets de garder le lecteur en haleine en passant d'un moment passionnant, à un souvenir de Mrs Threadgoode un peu moins important. Je n'ai pas pris longtemps à finir ce livre, tellement j'ai voulu savoir comment il finissait !
C'est un roman qui m'as beaucoup plu, en partie parce que je l'ai lu en anglais, mais également parce que la façon de raconter de Fannie Flagg est très vivante. J'ai eu l'impression d'être complètement embarquée dans cette histoire et je ne regrette absolument pas de l'avoir lue !
lundi 25 novembre 2013
dimanche 17 novembre 2013
Misery, de Stephen King
J'ai lu "Misery" de Stephen King.
Quatrième de couverture : Misery Chastain est morte. Paul Sheldon l'a tuée avec plaisir. Tout cela est bien normal, puisque Misery Chastain est sa créature, le personnage principal de ses romans. Elle lui a rapporté beaucoup d'argent, mais l'a aussi éttouffé : sa mort l'a enfin libéré. Maintenant, il peut écrire un nouveau livre.
Un accident de voiture le laisse paralysé aux mains d'Annie Wilkes, l'infirmière qui le soigne chez elle. Une infirmière parfaite qui adore ses livres mais ne lui pardonne pas d'avoir fait mourir Misery Chastain. Alors, cloué dans sa chaise roulante, Paul Sheldon fait revivre Misery. Il n'a pas le choix...
J'ai toujours beaucoup aimé les livres de Stephen King et leur univers bien particulier, j'avais commencé avec Shining et j'ai poursuivi avec Sac d'Os, Marche ou Crève, Dôme etc.. Par contre Misery figurait dans ma Pile à Lire depuis un moment, et je me suis lancée il y as deux jours de cela.
Le narrateur, Paul Sheldon, est victime d'un accident de voiture et voit son sort, et sa santé, passer dans les mains d'une ancienne infirmière, Annie Wilkes.
Celle ci n'est pas seulement infirmière, elle est également une grande admiratrice de Paul Sheldon, qui n'est autre que l'écrivain de sa série préférée "Misery".
Cependant, elle ne semble avoir prévenu personne que Paul était chez elle, et prends très mal le fait que son héroïne préférée, Misery, meure dans le dernier volume de la saga signée Paul Sheldon.. Ainsi commence la séquestration de ce dernier, contraint de faire revivre Misery et de vivre selon les envies de son bourreau… Car l'infirmière, mentalement dérangée, est loin de ne lui vouloir que du bien, contrairement à ce qu'elle essaye de faire croire, à elle comme à Paul.
Ce livre est complètement happant, je l'ai fini en 2 jours et j'ai passé tout mon temps libre à en tourner les pages pour savoir comment l'histoire allait se terminer. Un suspense et une tension intense, j'ai adoré !
Quatrième de couverture : Misery Chastain est morte. Paul Sheldon l'a tuée avec plaisir. Tout cela est bien normal, puisque Misery Chastain est sa créature, le personnage principal de ses romans. Elle lui a rapporté beaucoup d'argent, mais l'a aussi éttouffé : sa mort l'a enfin libéré. Maintenant, il peut écrire un nouveau livre.
Un accident de voiture le laisse paralysé aux mains d'Annie Wilkes, l'infirmière qui le soigne chez elle. Une infirmière parfaite qui adore ses livres mais ne lui pardonne pas d'avoir fait mourir Misery Chastain. Alors, cloué dans sa chaise roulante, Paul Sheldon fait revivre Misery. Il n'a pas le choix...
J'ai toujours beaucoup aimé les livres de Stephen King et leur univers bien particulier, j'avais commencé avec Shining et j'ai poursuivi avec Sac d'Os, Marche ou Crève, Dôme etc.. Par contre Misery figurait dans ma Pile à Lire depuis un moment, et je me suis lancée il y as deux jours de cela.
Le narrateur, Paul Sheldon, est victime d'un accident de voiture et voit son sort, et sa santé, passer dans les mains d'une ancienne infirmière, Annie Wilkes.
Celle ci n'est pas seulement infirmière, elle est également une grande admiratrice de Paul Sheldon, qui n'est autre que l'écrivain de sa série préférée "Misery".
Cependant, elle ne semble avoir prévenu personne que Paul était chez elle, et prends très mal le fait que son héroïne préférée, Misery, meure dans le dernier volume de la saga signée Paul Sheldon.. Ainsi commence la séquestration de ce dernier, contraint de faire revivre Misery et de vivre selon les envies de son bourreau… Car l'infirmière, mentalement dérangée, est loin de ne lui vouloir que du bien, contrairement à ce qu'elle essaye de faire croire, à elle comme à Paul.
Ce livre est complètement happant, je l'ai fini en 2 jours et j'ai passé tout mon temps libre à en tourner les pages pour savoir comment l'histoire allait se terminer. Un suspense et une tension intense, j'ai adoré !
samedi 2 novembre 2013
Beloved, de Toni Morrison
J'ai lu Beloved, de Toni Morrison.
Quatrième de couverture : Le 124 était imprégné de malveillance. Imprégné de la malédiction d'un bébé…" A Bluestone Road, près de Cincinnatti, vers 1870, les meubles volent, la lumière allume au sol des flaques de sang, des gâteaux sortent du four marqués de l'empreinte d'une petite main de bébé. Dix-huit ans après son acte de violence et d'amour maternel, Sethe l'ancienne esclave et les siens sont encore hantés par la petite fille de deux ans qu'elle a égorgée. Jusqu'au jour ou une inconnue, Beloved, arrivée mystérieusement au 124, donne enfin à cette mère hors-la-loi la possibilité d'exorciser son passé. Parce que pour ceux qui ont tout perdus, la rédemption ne vient pas du souvenir, mais de l'oubli.
Ce roman aux résonances de tragédie grecque, au style d'une flamboyante beauté lyrique, a reçu en 1988 le prix Pulitzer et a figuré pendant des mois en tête des bestsellers en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.
J'ai choisi ce roman complètement au hasard, ayant déjà entendu parler de l'écrivaine (que je pensais être un homme, compte tenu du prénom..) En lisant le résumé je me suis décidée de l'emprunter à la bibliothèque de ma ville car l'aspect malédiction m'a attiré en cette période d'Halloween.
Je dois dire que je n'ai pas été déçue de ma lecture, ce livre comportait un peu de tout ce que j'aime. On en apprends assez sur chaque personnage pour s'y attacher, avoir l'impression de le connaitre, et les passages à la première personne (personnage relatant un ou des souvenirs, ou éclaircissant la situation actuelle) sont entrecoupés de passages au présent, faisant avancer l'intrigue.
Chaque chapitre est donc un peu différent, chacun apporte quelque chose, et ma lecture en a été rapide malgré le manque de temps que j'avais a m'y consacrer. Le style littéraire m'as beaucoup plu, et je ne manquerais pas de lire d'autres livres de Toni Morrison. Certains passages, surtout vers la fin du livre, m'ont complètement mise mal à l'aise.. Sans vouloir trop en révéler, l'évolution du personnage Beloved est remarquable.
En conclusion, c'est une lecture que j'ai beaucoup appréciée, contrairement à celle que je suis en train de terminer… (un roman de Danielle Steel, que je chroniquerais d'ici peu) Beloved est un livre que je recommanderais, d'autant plus qu'on en apprends plus sur les conditions de vie des esclaves afro-américains dans les années 1800.
Quatrième de couverture : Le 124 était imprégné de malveillance. Imprégné de la malédiction d'un bébé…" A Bluestone Road, près de Cincinnatti, vers 1870, les meubles volent, la lumière allume au sol des flaques de sang, des gâteaux sortent du four marqués de l'empreinte d'une petite main de bébé. Dix-huit ans après son acte de violence et d'amour maternel, Sethe l'ancienne esclave et les siens sont encore hantés par la petite fille de deux ans qu'elle a égorgée. Jusqu'au jour ou une inconnue, Beloved, arrivée mystérieusement au 124, donne enfin à cette mère hors-la-loi la possibilité d'exorciser son passé. Parce que pour ceux qui ont tout perdus, la rédemption ne vient pas du souvenir, mais de l'oubli.
Ce roman aux résonances de tragédie grecque, au style d'une flamboyante beauté lyrique, a reçu en 1988 le prix Pulitzer et a figuré pendant des mois en tête des bestsellers en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.
J'ai choisi ce roman complètement au hasard, ayant déjà entendu parler de l'écrivaine (que je pensais être un homme, compte tenu du prénom..) En lisant le résumé je me suis décidée de l'emprunter à la bibliothèque de ma ville car l'aspect malédiction m'a attiré en cette période d'Halloween.
Je dois dire que je n'ai pas été déçue de ma lecture, ce livre comportait un peu de tout ce que j'aime. On en apprends assez sur chaque personnage pour s'y attacher, avoir l'impression de le connaitre, et les passages à la première personne (personnage relatant un ou des souvenirs, ou éclaircissant la situation actuelle) sont entrecoupés de passages au présent, faisant avancer l'intrigue.
Chaque chapitre est donc un peu différent, chacun apporte quelque chose, et ma lecture en a été rapide malgré le manque de temps que j'avais a m'y consacrer. Le style littéraire m'as beaucoup plu, et je ne manquerais pas de lire d'autres livres de Toni Morrison. Certains passages, surtout vers la fin du livre, m'ont complètement mise mal à l'aise.. Sans vouloir trop en révéler, l'évolution du personnage Beloved est remarquable.
En conclusion, c'est une lecture que j'ai beaucoup appréciée, contrairement à celle que je suis en train de terminer… (un roman de Danielle Steel, que je chroniquerais d'ici peu) Beloved est un livre que je recommanderais, d'autant plus qu'on en apprends plus sur les conditions de vie des esclaves afro-américains dans les années 1800.
dimanche 27 octobre 2013
THe Secret Life Of Bees, de Sue Monk Kidd
Dans le cadre du Challenge Read in english, j'ai lu The secret Life of Bees de Sue Monk Kidd.
Quatrième de couverture : Set in South Carolina in 1964, The Secret Life of Bees tells the story of Lily Owens, whose life has been shaped around the blurred memory of the afternoon her mother was killed. When Lily's fierce-hearted black "stand-in mother", Rosaleen, insults three of the deepest racists in town, Lily decides to spring them both free. They escape to Tiburon, South Carolina - a town that holds the secret to her mother's past. Taken in by an eccentric trio of black beekeeping sisters, Lily is introduced to their mesmerizing world of bees and honey, and the Black Madonna. This is a remarkable novel about divine female power, a story that woman will share and pass on their daughters for years to come.
I read a lot of reviews about this book on the internet, so when i saw it, the english version of it, in the library of my town, I immediately borrowed it.
I liked the story a lot, and the fact that it was in english. I always thought books ought to be better in the language they were originally written in. Plus, I hadn't read an english book in quiet a while, and I started to miss it.
It took me quiet a long time to read this short book, approximatively 2 weeks, but I didn't spend much time reading it since I had a lot of work. But it also might be due to the fact that the story is kind of slow sometimes, not much happens.
The narrator is Lily, a young girl (I think around 14 years old, may be a bit more or less) whose mother died when she was still a young child, and grew up with a father that didn't show a lot of signs of love. The day her "stand-in mother/domestic" gets arrested, she busts her out of jail and they leave their town to find a home somewhere unexpected.
The 3 sisters they find in Tiburon are very different from one another, but sweet in their own way. We watch Lily grow and learn things that are difficult to accept, and try to deal with them. There are sometimes hard moments, but all in all, it's a good book that can make you smile, because of Lily's ways.
I had a good time reading it, but I don't think I would recommend it to someone, because nothing makes it really special to me. Even though I enjoyed reading it.
Et voilà, ma première chronique en anglais :) J'ai trouvé que pour un livre lu en cette langue, cela s'imposait ! Mais je ne sais pas encore si je renouvellerais l'expérience pour chaque livre que je lirais en anglais !
Quatrième de couverture : Set in South Carolina in 1964, The Secret Life of Bees tells the story of Lily Owens, whose life has been shaped around the blurred memory of the afternoon her mother was killed. When Lily's fierce-hearted black "stand-in mother", Rosaleen, insults three of the deepest racists in town, Lily decides to spring them both free. They escape to Tiburon, South Carolina - a town that holds the secret to her mother's past. Taken in by an eccentric trio of black beekeeping sisters, Lily is introduced to their mesmerizing world of bees and honey, and the Black Madonna. This is a remarkable novel about divine female power, a story that woman will share and pass on their daughters for years to come.
I read a lot of reviews about this book on the internet, so when i saw it, the english version of it, in the library of my town, I immediately borrowed it.
I liked the story a lot, and the fact that it was in english. I always thought books ought to be better in the language they were originally written in. Plus, I hadn't read an english book in quiet a while, and I started to miss it.
It took me quiet a long time to read this short book, approximatively 2 weeks, but I didn't spend much time reading it since I had a lot of work. But it also might be due to the fact that the story is kind of slow sometimes, not much happens.
The narrator is Lily, a young girl (I think around 14 years old, may be a bit more or less) whose mother died when she was still a young child, and grew up with a father that didn't show a lot of signs of love. The day her "stand-in mother/domestic" gets arrested, she busts her out of jail and they leave their town to find a home somewhere unexpected.
The 3 sisters they find in Tiburon are very different from one another, but sweet in their own way. We watch Lily grow and learn things that are difficult to accept, and try to deal with them. There are sometimes hard moments, but all in all, it's a good book that can make you smile, because of Lily's ways.
I had a good time reading it, but I don't think I would recommend it to someone, because nothing makes it really special to me. Even though I enjoyed reading it.
Et voilà, ma première chronique en anglais :) J'ai trouvé que pour un livre lu en cette langue, cela s'imposait ! Mais je ne sais pas encore si je renouvellerais l'expérience pour chaque livre que je lirais en anglais !
jeudi 10 octobre 2013
Lointain souvenir de la peau, de Russell Banks
Pour changer, je n'ai lu "Lointain souvenir de la peau" de Russell Banks dans le cadre d'aucun challenge particulier, juste pour le plaisir de pouvoir enfin le découvrir!
Quatrième de couverture : A l'instar de ses pareils, hommes de tous âges et de toutes conditions que leur addiction au sexe a conduits devant les tribunaux puis relégués loin des "zones sensibles", le Kid, vingt et un ans, bracelet électronique à la cheville, a pour quartier général le viaduc Claybourne qui relie le centre-ville de Calusa, Floride, à son luxueux front de mer. Depuis toujours livré à lui-même, n'ayant pour ami qu'un iguane offert par une mère passablement nymphomane, le Kid s'est enivré de sexe virtuel jusqu'au jour où sa naïveté l'a jeté dans un des pièges où la police épingle les putatifs délinquants sexuels.
Stigmatisé par une société devenue, jusqu'à l'hystérie, adepte du "surveiller et punir", ce jeune homme en rupture suscite l'intérêt d'un certain "Professeur", universitaire à la curiosité dévorante, sociologue atypique qui, dans le cadre de ses travaux sur les sans-abri en tous genres, approche le Kid pour s'instruire de son cas et, peu à peu, semble le prendre sous son aile. Mais il apparaît bientôt que le génial Professeur pourrait être un fabuleux menteur, et un expert en identités multiples.
Par cette fiction magistrale, Russell Banks met en scène l'enfer de la "déviance" et le supplice de l'exclusion. Il exhausse à la dimension d'un récit aussi mythique que compassionnel l'aveuglement de nos sociétés saturées d'images et qui semblent avoir fait le choix – comme pour mieux s'oublier - de faire disparaître, jusqu'à la pathologie, leur corps collectif dans le rayonnement des écrans de la nuit sexuelle.
Depuis sa sortie, l'année dernière, se livre me fait de l'oeil et puis mon budget d'étudiante me soufflait d'attendre sa sortie en format poche… Finalement c'est en grand format que j'ai emprunté ce livre à la bibliothèque de ma ville !
De Russell Banks j'avais déjà lu "Sous le règne de Bone", qui présente quelques similitudes avec ce livre (personnage principal étant un jeune homme devant se débrouiller seul) Mis à part cela, je trouve que ce roman ne ressemble a aucun autre et je n'ai mis que peu de temps à le lire : 3 jours alors que je travaillais ! J'ai même veillé jusqu'à 3h du matin afin de le terminer :) Et je dois dire que cela ne m'étais pas arrivé depuis bien longtemps.
J'ai fini ce livre il y a de cela deux semaines, et mes souvenirs auraient pu être un peu plus frais si j'avais fais cette critique plus tôt… Mais je vais me contenter de dire qu'on alterne entre deux point de vue : celui du Kid et celui du Professeur. Et que tout m'as vraiment plu dans ce livre : le style, l'histoire, le développement des personnages…
A mon sens, le meilleur des livres que j'ai chroniqué sur ce blog jusqu'à maintenant !
Quatrième de couverture : A l'instar de ses pareils, hommes de tous âges et de toutes conditions que leur addiction au sexe a conduits devant les tribunaux puis relégués loin des "zones sensibles", le Kid, vingt et un ans, bracelet électronique à la cheville, a pour quartier général le viaduc Claybourne qui relie le centre-ville de Calusa, Floride, à son luxueux front de mer. Depuis toujours livré à lui-même, n'ayant pour ami qu'un iguane offert par une mère passablement nymphomane, le Kid s'est enivré de sexe virtuel jusqu'au jour où sa naïveté l'a jeté dans un des pièges où la police épingle les putatifs délinquants sexuels.
Stigmatisé par une société devenue, jusqu'à l'hystérie, adepte du "surveiller et punir", ce jeune homme en rupture suscite l'intérêt d'un certain "Professeur", universitaire à la curiosité dévorante, sociologue atypique qui, dans le cadre de ses travaux sur les sans-abri en tous genres, approche le Kid pour s'instruire de son cas et, peu à peu, semble le prendre sous son aile. Mais il apparaît bientôt que le génial Professeur pourrait être un fabuleux menteur, et un expert en identités multiples.
Par cette fiction magistrale, Russell Banks met en scène l'enfer de la "déviance" et le supplice de l'exclusion. Il exhausse à la dimension d'un récit aussi mythique que compassionnel l'aveuglement de nos sociétés saturées d'images et qui semblent avoir fait le choix – comme pour mieux s'oublier - de faire disparaître, jusqu'à la pathologie, leur corps collectif dans le rayonnement des écrans de la nuit sexuelle.
Depuis sa sortie, l'année dernière, se livre me fait de l'oeil et puis mon budget d'étudiante me soufflait d'attendre sa sortie en format poche… Finalement c'est en grand format que j'ai emprunté ce livre à la bibliothèque de ma ville !
De Russell Banks j'avais déjà lu "Sous le règne de Bone", qui présente quelques similitudes avec ce livre (personnage principal étant un jeune homme devant se débrouiller seul) Mis à part cela, je trouve que ce roman ne ressemble a aucun autre et je n'ai mis que peu de temps à le lire : 3 jours alors que je travaillais ! J'ai même veillé jusqu'à 3h du matin afin de le terminer :) Et je dois dire que cela ne m'étais pas arrivé depuis bien longtemps.
J'ai fini ce livre il y a de cela deux semaines, et mes souvenirs auraient pu être un peu plus frais si j'avais fais cette critique plus tôt… Mais je vais me contenter de dire qu'on alterne entre deux point de vue : celui du Kid et celui du Professeur. Et que tout m'as vraiment plu dans ce livre : le style, l'histoire, le développement des personnages…
A mon sens, le meilleur des livres que j'ai chroniqué sur ce blog jusqu'à maintenant !
Zarbie les Yeux Verts, de Joyce Carol Oates
Dans le cadre d'une LC du mois américain, et du challenge Joyce Carol Oates, j'ai lu "Zarbie les Yeux Verts"
Quatrième de couverture : Francesca est appelée Franky par ses amies mais se surnomme Zarbie les Yeux Verts, lorsque l'adolescente rebelle l'emporte sur la jeune fille sage. Elle habite à Seattle avec sa soeur Samantha et leur demi frère Todd. Elle a tout pour être heureuse : une somptueuse maison, un père riche et surtout célèbre, Reid Pierson, à qui elle voue une véritable vénération.
Mais les apparences sont parfois trompeuses. Franky sent bien que quelque chose ne va pas. De là à imaginer le drame qui se prépare sous son toit… Il faudra beaucoup de courage à Franky pour laisser Zarbie lui ouvrir les yeux sur la vérité.
Commençons par une petite précision : après avoir lu Bellefleur, de J. C. Oates, j'ai eu très envie de découvrir ses autres romans.. qui sont vraiment très nombreux. Et à priori très différents les uns des autres ! En tout cas Zarbie les Yeux Verts ne ressemble aucunement à Bellefleur, ni au Gout de l'Amérique que j'avais lu il y'as deux ou trois ans.
Déjà, ce roman est très court, moins de 300 pages en format poche. Et l'ambiance est tout a fait différente de celle de Bellefleur : l'histoire se déroule de nos jours, à Seattle. La narratrice est Franky, personnage principal, qui échappe à un viol lors d'une soirée grâce a une poussé d'adrénaline qui donne naissance à son alter ego : Zarbie les Yeux Verts.
Zarbie est une sorte d'amie imaginaire qui s'exprime de temps en temps en italique, et dans laquelle Franky puise sa force pour affronter ce que la vie lui réserve, à elle et sa famille…
Ce roman se lit très facilement et très rapidement. Rien de particulièrement épatant au niveau du style, aucun passage du livre ne sort du lot de part des mots spécialement bien choisis, mais il n'y a pas de temps mort et je n'ai personnellement pas vu passer mon temps (relativement court je dois dire) de lecture !
En somme c'est un roman à lire pour se changer les idées et quand on a pas beaucoup de temps à consacrer à la lecture. Si vous cherchez un roman particulièrement bon ou très happant, choisissez en un autre ;)
Quatrième de couverture : Francesca est appelée Franky par ses amies mais se surnomme Zarbie les Yeux Verts, lorsque l'adolescente rebelle l'emporte sur la jeune fille sage. Elle habite à Seattle avec sa soeur Samantha et leur demi frère Todd. Elle a tout pour être heureuse : une somptueuse maison, un père riche et surtout célèbre, Reid Pierson, à qui elle voue une véritable vénération.
Mais les apparences sont parfois trompeuses. Franky sent bien que quelque chose ne va pas. De là à imaginer le drame qui se prépare sous son toit… Il faudra beaucoup de courage à Franky pour laisser Zarbie lui ouvrir les yeux sur la vérité.
Commençons par une petite précision : après avoir lu Bellefleur, de J. C. Oates, j'ai eu très envie de découvrir ses autres romans.. qui sont vraiment très nombreux. Et à priori très différents les uns des autres ! En tout cas Zarbie les Yeux Verts ne ressemble aucunement à Bellefleur, ni au Gout de l'Amérique que j'avais lu il y'as deux ou trois ans.
Déjà, ce roman est très court, moins de 300 pages en format poche. Et l'ambiance est tout a fait différente de celle de Bellefleur : l'histoire se déroule de nos jours, à Seattle. La narratrice est Franky, personnage principal, qui échappe à un viol lors d'une soirée grâce a une poussé d'adrénaline qui donne naissance à son alter ego : Zarbie les Yeux Verts.
Zarbie est une sorte d'amie imaginaire qui s'exprime de temps en temps en italique, et dans laquelle Franky puise sa force pour affronter ce que la vie lui réserve, à elle et sa famille…
Ce roman se lit très facilement et très rapidement. Rien de particulièrement épatant au niveau du style, aucun passage du livre ne sort du lot de part des mots spécialement bien choisis, mais il n'y a pas de temps mort et je n'ai personnellement pas vu passer mon temps (relativement court je dois dire) de lecture !
En somme c'est un roman à lire pour se changer les idées et quand on a pas beaucoup de temps à consacrer à la lecture. Si vous cherchez un roman particulièrement bon ou très happant, choisissez en un autre ;)
mardi 1 octobre 2013
L'attrape Coeur, de J. D. Salinger
C'est dans le cadre du Challenge Le mois américain que je me suis enfin décidée à lire L'Attrape Coeur de J. D. Salinger.
C'est un roman dont j'avais souvent entendu parler, ou plutôt dont je connaissais le nom et le fait qu'il avait fait polémique au moment de sa parution. Je n'ai jamais eu l'avis de quiconque, et j'étais donc intrigué par l'Attrape-Coeur tout en ayant aucune idée de ce qu'il pouvait bien renfermer. Le Challenge tombait donc à pic ;)
Quatrième de couverture : Si vous voulez vraiment que je vous dise, alors surement la première chose que vous allez demander c'est ou je suis né, et a quoi ça a ressemblé, ma saloperie d'enfance, et ce que faisaient mes parents avant de m'avoir, et toutes ces conneries à la David Copperfield, mais j'ai pas envie de raconter ça et tout. Primo, ce genre de trucs ça me rase et secundo mes parents ile auraient chacun une attaque, ou même deux chacun, si je me mettais à baratiner sur leur compte quelque chose d'un peu personnel. Pour ça ils sont susceptibles, spécialement mon père. Autrement ils seraient plutôt sympa et tout - d'accord - mais ils sont aussi fichûment susceptibles. Et puis je ne vais pas vous défiler ma complète autobiographie. Je veux juste vous raconter ce truc dingue qui m'est arrivé l'année dernière vers la Noel avant que je sois pas mal esquinté et obligé de revenir ici pour me retaper.
C'est ainsi que débute le roman, qui est a mon sens l'initiation d'Holden Caulfield (le narrateur), 16 ans, à la vie d'adulte. En effet, c'est suite à un énième renvoi d'un établissement scolaire, quelques jours avant les vacances de Noël, qu'Holden décide de vivre sur ses économies afin de ne rejoindre ses parents qu'au jour prévu du début des vacances de Noël.
Il a donc quelques jours devant lui avant de devoir rentrer chez ses parents pour les vacances, comme si il revenait de son internat. Il mettras ces journées à profit pour découvrir ce que c'est que de louer une chambre d'hôtel, sortir le soir, donner un rendez vous a une fille, tuer le temps, payer des tournées, avoir le mal de chez soi etc.
A cela se mêle également des expériences un peu particulières, mais également des coups durs dans le passé du narrateur, mais je n'en dévoilerais pas plus…
Voici quelques passages qui m'ont spécialement plu :
Ca sentait comme si il pleuvait dehors, même si en vrai il pleuvait pas, et qu'on aurait été dans le seul endroit au monde qui soit plaisant, sec, confortable.
Je me représente tous ces petits mômes qui jouent à je ne sais quoi dans le grand champ de seigle et tout. Des milliers de petits mômes et personne avec eux, je veux dire pas de grandes personnes - rien que moi. Et moi je suis planté au bord d'une saleté de falaise. Ce que j'ai à faire c'est attraper les mômes s'ils s'approchent trop près du bord. Je veux dire, s'ils courent sans regarder où ils vont, moi je rapplique et je les attrape. C'est ce que je ferais toute la journée. Je serais l'attrape-cœurs et tout.Je me représente tous ces petits mômes qui jouent à je ne sais quoi dans le grand champ de seigle et tout. Des milliers de petits mômes et personne avec eux, je veux dire pas de grandes personnes - rien que moi. Et moi je suis planté au bord d'une saleté de falaise. Ce que j'ai à faire c'est attraper les mômes s'ils s'approchent trop près du bord. Je veux dire, s'ils courent sans regarder où ils vont, moi je rapplique et je les attrape. C'est ce que je ferais toute la journée. Je serais l'attrape-cœurs et tout.
Encore une chose que les études universitaires t'apporteront. Si tu les poursuis assez longtemps, ça commenceras à te donner une idée de la forme de ton esprit. Ce qui lui convient et -peut être- ce qui ne lui convient pas. Au bout d'un moment tu auras une idée du genre de pensées le plus accordé à ta forme d'esprit. Ca t'évitera de perdre un temps fou a essayer des façons de penser qui ne te vont pas, qui ne sont pas pour toi. Tu commenceras à bien connaitre tes vraies mesures et à diriger ton esprit en conséquence.
Mon avis : j'ai beaucoup aimé ce livre, que j'ai lu un peu plus d'une journée, mais quasiment sans interruption !
C'est un roman dont j'avais souvent entendu parler, ou plutôt dont je connaissais le nom et le fait qu'il avait fait polémique au moment de sa parution. Je n'ai jamais eu l'avis de quiconque, et j'étais donc intrigué par l'Attrape-Coeur tout en ayant aucune idée de ce qu'il pouvait bien renfermer. Le Challenge tombait donc à pic ;)
Quatrième de couverture : Si vous voulez vraiment que je vous dise, alors surement la première chose que vous allez demander c'est ou je suis né, et a quoi ça a ressemblé, ma saloperie d'enfance, et ce que faisaient mes parents avant de m'avoir, et toutes ces conneries à la David Copperfield, mais j'ai pas envie de raconter ça et tout. Primo, ce genre de trucs ça me rase et secundo mes parents ile auraient chacun une attaque, ou même deux chacun, si je me mettais à baratiner sur leur compte quelque chose d'un peu personnel. Pour ça ils sont susceptibles, spécialement mon père. Autrement ils seraient plutôt sympa et tout - d'accord - mais ils sont aussi fichûment susceptibles. Et puis je ne vais pas vous défiler ma complète autobiographie. Je veux juste vous raconter ce truc dingue qui m'est arrivé l'année dernière vers la Noel avant que je sois pas mal esquinté et obligé de revenir ici pour me retaper.
C'est ainsi que débute le roman, qui est a mon sens l'initiation d'Holden Caulfield (le narrateur), 16 ans, à la vie d'adulte. En effet, c'est suite à un énième renvoi d'un établissement scolaire, quelques jours avant les vacances de Noël, qu'Holden décide de vivre sur ses économies afin de ne rejoindre ses parents qu'au jour prévu du début des vacances de Noël.
Il a donc quelques jours devant lui avant de devoir rentrer chez ses parents pour les vacances, comme si il revenait de son internat. Il mettras ces journées à profit pour découvrir ce que c'est que de louer une chambre d'hôtel, sortir le soir, donner un rendez vous a une fille, tuer le temps, payer des tournées, avoir le mal de chez soi etc.
A cela se mêle également des expériences un peu particulières, mais également des coups durs dans le passé du narrateur, mais je n'en dévoilerais pas plus…
Voici quelques passages qui m'ont spécialement plu :
Ca sentait comme si il pleuvait dehors, même si en vrai il pleuvait pas, et qu'on aurait été dans le seul endroit au monde qui soit plaisant, sec, confortable.
Je me représente tous ces petits mômes qui jouent à je ne sais quoi dans le grand champ de seigle et tout. Des milliers de petits mômes et personne avec eux, je veux dire pas de grandes personnes - rien que moi. Et moi je suis planté au bord d'une saleté de falaise. Ce que j'ai à faire c'est attraper les mômes s'ils s'approchent trop près du bord. Je veux dire, s'ils courent sans regarder où ils vont, moi je rapplique et je les attrape. C'est ce que je ferais toute la journée. Je serais l'attrape-cœurs et tout.Je me représente tous ces petits mômes qui jouent à je ne sais quoi dans le grand champ de seigle et tout. Des milliers de petits mômes et personne avec eux, je veux dire pas de grandes personnes - rien que moi. Et moi je suis planté au bord d'une saleté de falaise. Ce que j'ai à faire c'est attraper les mômes s'ils s'approchent trop près du bord. Je veux dire, s'ils courent sans regarder où ils vont, moi je rapplique et je les attrape. C'est ce que je ferais toute la journée. Je serais l'attrape-cœurs et tout.
Encore une chose que les études universitaires t'apporteront. Si tu les poursuis assez longtemps, ça commenceras à te donner une idée de la forme de ton esprit. Ce qui lui convient et -peut être- ce qui ne lui convient pas. Au bout d'un moment tu auras une idée du genre de pensées le plus accordé à ta forme d'esprit. Ca t'évitera de perdre un temps fou a essayer des façons de penser qui ne te vont pas, qui ne sont pas pour toi. Tu commenceras à bien connaitre tes vraies mesures et à diriger ton esprit en conséquence.
Mon avis : j'ai beaucoup aimé ce livre, que j'ai lu un peu plus d'une journée, mais quasiment sans interruption !
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